Choix du matériel


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DEUXIÈME CAUSERIE

Nos amis choisissent d’équiper leurs ordinateurs avec des disques appropriés

De l’importance de la volumétrie.
Umvisndik. — La dernière fois, Tshikave., vous m’avez parlé de l’espace de stockage pour conserver des milliers d’heures d’écoute et vous me proposiez de faire des achats. Da quoi avez-vous besoin ?
Tshikave. — Et bien, après quelques calculs et de mures réflexion, il me semble que 12 Terra octets devraient faire l’affaire.
Umvisndik. — Attentez, je ne comprends pas. Qu’entendez-vous par Terra octets ?
Tshikave. — Quand l’informatique était à ses balbutiements, les informaticiens comptaient plutôt le nombre de lettres ou de chiffres qu’ils utilisaient. Ils appelaient octet un signe. Par la suite, les évolutions ont permis de conserver bien d’autres choses : des sons, des images et mêmes des films. Même si l’on ne compte plus en nombres de signes on continue à compter la place ocuupée physiquement dans l’ordinateur en octets. Quand à terme Terra il signifie 10^{12} octets soit l’équivalent de 1 000 000 000 000 caractères ou lettres, comme tu voudras.
Umvisndik. — Et il me faudra donc aller acheter 12 fois 10^{12} octets ?
Tshikave. — Certes, mais cela se matérialise sous la forme de boites appelées disques durs et que tu pourras obtenir chez un vendeur de matériel informatique. Par exemple rue Montgallet.
Umvisndik. — C’est rassurant, 3 disques feront l’affaire.
Tshikave. — En fait, nous n’en aurons besoin que d’un seul. J’ai examiné les ordinateurs de Marraine et ils contiennent chacun deux disques de 2To ; Et comme j’envisage d’utiliser un système de fichiers appelé « ZFS » nous parviendrons à faire fonctionner tous ces disques ensemble.
Umvisndik. — « Un système de fichiers » ? De quoi parlez-vous ?
Tshikave. — Un système de fichiers ou système de gestion de fichiers est une façon de stocker les informations et de les organiser sur un disque dur. C’est donc un logiciel qui lit et qui écrit dur les disques.
Umvisndik. — « Logiciel », voilà bien un mot dont je n’ai pas une idée très claire. Est-ce ce que l’on appelle un « algorithme » à la télévision ?
Tshikave. — Oui, à peu près. Mais les journalistes ont tendance à simplifier. Ce mot a été utilisé dès 1953 pour distinguer la partie modifiable de l’ordinateur, par opposition à la partie matérielle permanente, c’est-à-dire quelque chose qui s’apparente plutôt à du texte ; on écrit du logiciel tandis qu’on fabrique un ordinateur avec des métaux, du plastique… On pourrait faire une comparaison avec la recette de cuisine et la réalisation d’un plat.
De toute façon, de ce côté là, rien à redouter. Aujourd’hui, tout de dont nous avons besoin est déjà disponible et nos efforts seront limités.
Umvisndik. — Ah ! Vraiment, je devrais être rassuré alors. Est-ce tout, ou avez-vous encore d’autres surprises ?
Tshikave. — Vous avez raison, il nous faut aussi choisir l’operating system. Vous connaissez, sans doute, deux operating system : Microsoft et Apple. Mais je leur préfère Freebsd qui est moins connu mais qui présente l’avantage d’être gratuit. De plus c’est un logiciel open source.
Umvisndik. — Open source ? Tshikave. — Oui, comme je vous l’ai dit, le logiciel est quelque chose que l’on écrit et que l’on lit, quand on sait lire et écrire l’informatique. Dire que Freebsd est Open source signifie que ceux qui savent lire l’informatique peuvent le vérifier ou même le corriger le logiciel, par opposition à Microsoft et Apple qui privent les utilisateurs de lire ou de vérifier leurs systèmes.
Voilà, c’est déjà bien pour aujourd’hui. Je vous donne l’adresse du marchand de disque et je vous donne rendez-vous pour commencer la réalisation.